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Vieillissement et handicap

15/10/2009 

Vieillissement de la population: comment sera le monde de demain?  

ANTICIPATION – 20minutes.fr a demandé à deux spécialistes des séniors et une romancière de nous décrire ce qui va (ou pourrait) arriver… 

Plus d’un milliard. En 2040, les personnes âgées de plus de 65 ans représenteront 14% de la population, selon une étude américaine publiée ce lundi. Les plus de 80 ans seront ceux dont la proportion bondira le plus, puisqu’elle devrait augmenter de 233% par rapport à 2008. 

«Le vieillissement mondial modifie la nature économique et sociale de la planète et pose des problèmes difficiles à régler», a déjà prévenu l’Institut national du vieillissement, qui avait commandé l’étude. 20minutes.fr a demandé l’éclairage de différents intervenants sur la question. L’enjeu de l’activité des seniors, par Serge Guérin, professeur en sciences de la communication à l’ESG Paris et auteur de «La société des seniors» (Michalon, 2009)  «L’un des enjeux essentiels des années qui viennent tient à changer le regard sur les seniors pour saisir leur rôle essentiel d’acteurs du vivre ensemble. La révolution démographique et sociale de la seniorisation de la société va se poursuivre dans les 20 prochaines années.
Il s’agit d’abord de dépasser la notion de vieillissement pour développer un modèle de société qui prenne en compte la (bio)diversité des populations et l’allongement de la vie. On ne vieillit pas comme avant, on devient adulte plus tardivement et on le reste beaucoup plus longtemps. Une personne de 60, 70 ou 80 ans peut être socialement active et acteur de la collectivité.
L’emploi des seniors est donc un enjeu central et essentiel pour préparer les années 2020. Mais cela pose la question du sens du travail et des conditions de son exercice. La course à la productivité est la pire des réponses face à l’emploi des seniors et à la nécessité de laisser aux générations futures un environnement préservé.
Mais en 2020, nous aurons aussi réalisé une révolution culturelle permettant de prendre en considération d’autres formes d’activités (associatives, de voisinage, de solidarité de proximité, d’aide à personne fragilisée, de contribution à l’éco-diversité…) pour inventer une écologie de l’utilité qui valorise l’implication des seniors (et des autres) dans la société.» 
Plus de services, moins de produits et des technologies pour assister les personnes âgées, par Frédéric Serrière, spécialiste des questions du vieillissement démographique «Le vieillissement démographique est l’un des plus importants challenges pour les prochaines années au coté du réchauffement climatique et ses impacts ou encore de la mondialisation. Si nous nous projetons à l’horizon 2025, le monde aura beaucoup évolué notamment en raison du vieillissement de la population. Celui-ci engendre l’augmentation du nombre de personnes qui ont atteint un certain recul sur leur propre vie. Les études montrent que ce recul, engendré par une société plus mature, a pour conséquence la baisse des achats impulsifs et le retour à plus d’authenticité et de consommation de produits de nécessité. Le vieillissement démographique va avoir des impacts économiques très forts sur les entreprises avec des secteurs en déclin structurel comme l’automobile et d’autres en forte hausse comme: les technologies de maintien à domicile, la santé, l’alimentation, les services de nécessité, le tourisme dans un avenir proche. Le maintien à domicile est l’un des grands chantiers des pays développés. Cela va nécessiter d’importants investissements et être une source importante de création d’emplois. Mais les collectivités ne pourront pas financer l’ensemble des services. Déjà, en France, certains conseils généraux recherchent des solutions technologiques pour garantir aux personnes un maintien à domicile digne tout en limitant le nombre de salariés nécessaires.»  «Rien ne nous survivra» (extrait), par Maïa Mazaurette, auteur du roman de «politique-fiction» éponyme à paraître (Mnémos, août 2009 – version réécrite de «Le pire est avenir», 2004), qui «met en scène une guerre civile qui oppose les jeunes à leurs parents et grands-parents.» «Si on ne peut pas retourner le système, il faut éliminer les gens.
La première vague de violence fut trompeuse: les intellectuels la cataloguèrent comme inoffensive, négligeant l’ampleur de sa diffusion. De fait, elle ne menaçait que nous-mêmes. Dépressions, drogues, suicides. Les journaux titraient «la jeunesse se détruit» ou «le vrai problème des jeunes» –des accroches presque plus glamour que l’immobilier.
L’escalade commença, douce mais inexorable: quelques procès un peu trop médiatisés de parricides, des fusillades dans des écoles, des professeurs bastonnés. Il suffisait d’un rien pour donner des idées. Plus vite que je ne l’aurais cru, la peste jeune se répandit, chez les riches comme chez les pauvres, sans discriminations. Rétablir à la hache le fossé entre les générations, c’est la seule action conservatrice qu’on se soit permise. Une décision salvatrice.
Bien sûr, rien n’aurait été possible si on nous avait pris au sérieux. Aucun parent ne peut imaginer que son gosse personnel, sa propriété exclusive, puisse se retourner contre lui. Les citoyens modèles ont laissé courir le mouvement, pensant toujours que ça n’arrive qu’aux autres, aux parents violents, aux pères pédophiles, aux mères étouffantes. Ils n’avaient pas compris qu’il n’y a pas de bons parents, et que notre problème dépassait leurs considérations triviales sur la permission de minuit. Nous ne voulions plus de géniteurs. Pour être libre, il faut s’affranchir du passé. Totalement.
Ils ont réalisé trop tard que ce n’était pas une mode –le temps des rébellions cosmétiques était passé depuis longtemps. Comment ont-ils pu s’aveugler pendant des années ? Je crois que le passage à l’action ne figurait tout simplement pas dans leur grille de lecture de la jeunesse. Eux avaient utilisé le rock et parfois les pavés: même quand nous avons sorti les kalash, ils ont imaginé une certaine continuité. Pauvres parents. Malgré les assomptions rassurantes des décrypteurs de tendances, ils ont persisté dans leur analyse: cette révolte serait une simple mode. Ils se sont cassé les dents, encore et encore. Quand nous ne nous en sommes pas chargés directement.»  

20minutes.fr  

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